Anti-IVG : Rossignol va annoncer des mesures contre les "sites manipulateurs"

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Santé Laurence Rossignol sur franceinfo le 17 septembre 2016
Laurence Rossignol sur franceinfo le 17 septembre 2016

La ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol a déclaré samedi qu'elle annoncera prochainement des mesures visant à contrer les "sites manipulateurs" sur la question de l'IVG.

De par un accès relativement aisé à la toile, la jeune population entre régulièrement en contact avec un nombre conséquent d'informations sans forcément que ces dernières présentent un caractère pertinent ou vérifiable. Par exemple, en ce qui concerne les femmes, des sites anti-IVG (interruption volontaire de grossesse) leur délivrent une certaine perception sur l'avortement pas forcément juste.

Ce sont ces plates-formes que Laurence Rossignol souhaite prochainement combattre. Samedi sur franceinfo, la ministre des Droits des femmes a ainsi signifié son intention d'annoncer du concret dans cette apparente lutte contre la désinformation. Des mesures qui seront dévoilées en un jour bien précis.

Rossignol sur l'IVG :"tromper des jeunes filles, c'est un délit"

"[Le] 28 septembre, pour la Journée internationale de défense du droit à l'IVG, je ferai effectivement à ce moment une annonce pour expliquer comment nous allons faire reculer ces sites manipulateurs". Et d'ajouter qu'"on va prendre les mesures nécessaires. Il y aura, avant la fin de la législature, des mesures qui seront prises pour, justement, faire cesser ces sites qui trompent les femmes".

Pour la ministre, le sujet ne peut être éludé : "il faut en parler, sinon on ne peut pas dénoncer la duplicité; c'est jeune, c'est moderne... c'est une manière très pernicieuse de dénoncer les difficultés". Le souci ne résidant pas dans l'opposition à l'avortement mais dans la délivrance d'une fausse information : "Il faut dénoncer la duplicité et la pointer; de mon point de vue c'est un délit d'entrave numérique [...]. Être hostile à l'IVG c'est la liberté d'opinion, mais tromper des jeunes filles, c'est un délit".

Des condamnations en discussion

Quant aux condamnations qui pourraient être prononcées à l'encontre de ces sites (on parle de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende), Mme Rossignol a quelque peu botté en touche : "Nous en discutons, c'est une réforme qui suppose que mes autres collègues soient associés également, mais il y a un accord du gouvernement pour aller combattre ces manipulateurs".

Crédits photos : capture d'écran Dailymotion

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