Ils refusent l'arrêt des soins de leur bébé, les médecins contestent

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France Les pieds d'un bébé (photo d'illustration)
Les pieds d'un bébé (photo d'illustration)

À Angers, les parents de la petite Ayana refusent l'arrêt de soins de leur bébé malade hospitalisé depuis 40 jours. Le CHU apparaît abasourdi par l'opposition de la famille et ne comprend pas. Pour les médecins, cela s'apparente à de l'acharnement thérapeutique.

Depuis 40 jours, une petite fille de 7 mois prénommée Ayana est hospitalisée au sein de l'unité de réanimation pédiatrique du CHU d'Angers. La fillette y avait été admise début mai en raison d'une forte fièvre visiblement déclenchée par un vaccin DT-Polio.

Le lendemain de son entrée dans l'établissement, les parents d'Ayana choisissaient de porter plainte à la gendarmerie de Sées (Orne) pour non assistance à personne en danger. Ayana se trouve actuellement dans un coma artificiel, sous respiration artificielle. Son état ne faisant qu'empirer et les convulsions de sa fièvre ayant entraîné d'irréversibles séquelles au cerveau, les médecins estiment qu'il est désormais très peu probable qu'elle se réveille.

Bébé malade : le CHU d'Angers ne comprend pas l'opposition des parents

Auprès de nos confrères de RTL, Jason, le père, avait déclaré un peu plus tôt dans la semaine : "Le médecin nous a bien dit qu'il n'y avait plus aucun espoir, qu'elle souffrait et qu'ils allaient la laisser partir en arrêtant l'aide respiratoire. Ils ne nous laissent pas le choix. Ils ont bien dit que ce n'était pas aux parents de prendre la décision. Mais, non, je ne veux pas la laisser partir." Une position dont le CHU d'Angers apparaît surpris.

Arrêt des soins : le protocole mis en pause

Contacté par MYTF1News, le centre hospitalier a expliqué que "l'équipe médicale a appris par voie de presse le changement de décision de la famille. Le médecin [référent] est tombé des nues après 40 jours d'accompagnement et de consultation de la famille." Le docteur Boussicault, responsable de l'unité pédiatrique en question, a quant à lui affirmé que "les parents de la petite Ayana n'ont rien dit sur leur opposition" à l'arrêt de ses soins antérieurement à jeudi. Ce changement de décision a eu pour effet de mettre en pause le protocole d'abandon des soins, lequel était prévu pour démarrer lundi prochain. Les parents de la petite fille ont déposé en urgence un référé auprès du parquet et un expert devrait procéder à un nouvel examen d'Ayana. Et ce alors que son médecin référent estime ne plus être en mesure de lui délivrer des soins efficaces et que cela s'apparente à de l'acharnement thérapeutique.

Crédits photos : Grzegorz Placzek/Shutterstock.com

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