Amazon propose une "prime à la démission" de 8000 euros à ses employés

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Économie
Photo du 11 décembre 2014 montrant le logo d'Amazon sur des écrans à Londres

Le géant américain du e-commerce propose une prime de 8000 euros pour ses employés qui souhaiteraient quitter l’entreprise. Une offre limitée dans le temps...

Que diriez-vous d’une prime qui vous permettrait de quitter votre emploi actuel pour un projet personnel qui vous tiendrait à cœur ? Si vous êtes salarié chez Amazon, un tel dispositif est en place sous le nom de « The Offer » et depuis 2015, les salariés français du groupe peuvent en bénéficier.

Jusqu’à 8000 euros de prime

Comme chaque début d’année depuis la mise en place du dispositif, il est donc possible pour les salariés d’Amazon de poser leur démission en l’échange d’une rétribution financière. Pour 2017, le dispositif « The Offer » est reconduit du 23 janvier au 5 février.

En fonction de son ancienneté dans l’entreprise, le salarié qui souhaite quitter son poste pourra bénéficier d’un bonus financier qui peut grimper jusqu’à 8000 euros en fonction de son ancienneté. Depuis 2015, 23 salariés en CDI en ont bénéficié. Selon le géant américain, un tiers d’entre eux a trouvé du travail ailleurs et un autre tiers a démissionné pour des raisons personnelles. Pour le troisième tiers, les raisons sont plus floues, et c’est en partie ce qui inquiète les syndicats.

Les syndicats dénoncent cette pratique

Si ce coup de pouce peut paraître généreux de la part d’Amazon, les syndicats de leur côté ne voient pas les choses du même œil. Pour la CFDT par exemple, plus qu’une « seconde chance », Amazon pratiquerait surtout une sorte de « plan de départs volontaires déguisé".  Le but du géant américain serait de se débarrasser des contrats signés en CDI pour les remplacer par des intérimaires pour une flexibilité maximale dans les embauches. De plus, les démissions ne donnent pas droit à des allocations chômage, ce qui ne fait qu'augmenter la précarité de certaines situations.

Les conditions de travail posent également question, notamment dans les entrepôts de la firme ou de nombreux salariés ne tiennent pas les cadences imposées. Cette proposition de départ "volontaire" permettrait de s'économiser des frais de procédure coûteux de licenciement ou de ruptures conventionnelle.

Quoi qu'il en soit,l'inspection du travail va être saisie et une motion d'entrave a été votée par les organisations syndicales concernant le dispositif "The Offer".

Crédits photos : © AFP/Archives LEON NEAL

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