Alstom : Selon Arnaud Montebourg "l'État savait" mais n'a rien fait

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Politique Arnaud Montebourg à Belfort
Arnaud Montebourg à Belfort

Alors que le gouvernement commence à craindre qu'Alstom Belfort devienne un nouveau Florange, Arnaud Montebourg ajoute de l'huile sur le feu en prétendant que l'Etat était au courant de la fermeture du site de Belfort.

En déplacement hier mercredi sur le site d'Alstom Belfort, l'ex-ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a tancé le gouvernement en dénonçant le laxisme de ce dernier.

"Je ne veux pas que ce soit un nouveau Florange qui recommence" : Arnaud Montebourg

Dans un discours à charge, Arnaud Montebourg a eu des mots durs envers le gouvernement ; Le candidat à la primaire à gauche ne s'est pas gêné de critiquer l'équipe de François Hollande :
"Le gouvernement a fait des engagements qui n'ont à l'évidence pas été tenus. Je ne veux pas que ce soit un nouveau Florange qui recommence", a prévenu Montebourg.

Présent sur place, Damien Meslot le maire Les Républicains de Belfort affirme qu'il avait alerté à plusieurs reprises avec d'autres élus le gouvernement par des courriers de la possible fermeture de l'usine par la direction du groupe Alstom.

Dans un entretien donné au Parisien, Philippe Martinez secrétaire général de la CGT explique que son syndicat avait "alerté l'état" depuis le début de l'année sur la situation du ferroviaire et d'Alstom, mais selon lui "le gouvernement a démissionné"…

"Lorsqu'on est actionnaire de référence pour Alstom, on sait tout !" : Arnaud Montebourg

Pour Arnaud Montebourg, les responsables de l'Etat savaient puisque deux de ses représentants siègent au conseil d'administration d'Alstom, une société nationalisé à 20%.

Et Montebourg d'accuser :
"Lorsqu'on est actionnaire de la SNCF, quand on est actionnaire de référence pour Alstom, quand on est des deux côtés, on sait tout. Et je crois que les multiples courriers qui ont été rendus publics par des élus du Territoire de Belfort, les interventions des organisations syndicales démontrent qu'à l'évidence le gouvernement savait tout. Je regrette qu'il n'ait rien fait !".

Pour rappel, le 7 septembre dernier Alstom a annoncé le transfert de ses activités ferroviaires dans le Bas-Rhin d'ici à 2018.
400 emplois directs sont menacés à Belfort, un dossier "brûlant" le tout à huit mois de la présidentielle.

Crédits photos : capture écran photo 8/9/16 compte Twitter @montebourg

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