Allergènes : les consommateurs encore trop peu informés

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Santé Quelques aliments allergènes.
Quelques aliments allergènes.

Alors que les commerces sont tenus, depuis le 1er juillet dernier, d'informer leurs clients sur la présence d'allergènes dans les produits non emballés, il apparaît que dans les faits, cette obligation n'est qu'assez peu respectée.

Depuis le 1er juillet 2015, les commerçants ne peuvent légalement y couper : ils sont en effet tenus d'informer leurs clients de la présence d'allergènes dans les produits non emballés, et ce par un étiquetage adéquat. Il apparaît toutefois, suite à une enquête effectuée en mars dernier par l'association UFC-Que Choisir, que cette obligation est finalement peu suivie.

Pour en arriver à délivrer cette alarmante conclusion, UFC-Que Choisir s'est rendue, du 12 au 16 mars 2016, dans pas moins de 375 commerces réparties dans 81 départements. Et d'avoir relevé que trois commerces sur quatre "ne respectent pas l'obligation réglementaire sur les allergènes, soit parce qu'ils ne peuvent donner qu'une information orale sans garantie de fiabilité (30% des cas), soit parce qu'ils ne donnent aucune information (45% des cas)".

Information des consommateurs : UFC-Que Choisir sur les allergènes

Et si, comme le rapporte Pourquoi Docteur ?, une majorité de magasins (87%) procèdent bien à cet étiquetage, ce dernier se veut toutefois assez peu informatif, quand il n'est tout simplement pas illisible. L'association précise d'ailleurs que les allergènes "sont ainsi le plus souvent regroupés pour l'ensemble des produits sur des affichettes de petite taille ou perdus au milieu de centaines de références".

Des magasins conformes à la loi mais un étiquetage peu utile

Tous les commerces visités n'ont pas témoigné de ce constat. Les établissements de restauration rapide tels McDonald's, Quick ou encore KFC sont ainsi l'une des rares catégories où l'information sur les allergènes se montre claire et précise. Des enseignes telles Auchan se distinguent de même positivement de par les renseignements donnés à leurs clients sur le sujet.

UFC-Que Choisir en appelle désormais aux pouvoirs publics pour que la loi du 1er juillet dernier soit réécrite, et ce dans le but d'obliger les commerçants à apposer directement sur les aliments non emballés des étiquetages appropriés. En France, on estime qu'entre 6 et 9 millions de personnes sont victimes d'allergies et d'intolérances alimentaires.

Crédits photos : Shutterstock.com

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