Allemagne : Facebook visé pour incitation à la haine

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International Panneau Facebook à l'entrée du site.
Panneau Facebook à l'entrée du site.

Le réseau social est visé par une enquête pour ne pas avoir fait supprimer des propos incitant à la haine.

Aujourd'hui, la justice outre-Rhin a annoné avoir ouvert une enquête pour "incitation à la haine" contre Facebook. Son manque de coopération envers les commentaires xénophobes est pointé du doigt, même si Facebook se défend de se positionner à l'encontre de la loi allemande.

Mark Zuckerberg et 9 autres personnes visés

Il s'agit d'une enquête préalable ouverte après une plainte, a précisé à l'AFP Florian Weinziel, porte-parole du parquet de Munich. Elle vise à "examiner si un agissement pénalement répréhensible peut être identifié", mais aussi si "le droit allemand peut s'appliquer".

L'avocat à l'origine de cette plainte, Chan-jo Jun, indique quant à lui qu'elle concerne Mark Zuckerberg lui-même ainsi que 9 autres collaborateurs. Dans son communiqué, il précise que "L'ouverture de l'enquête est une importante victoire d'étape car la dernière procédure engagée avait échoué à cette étape (...)Pour la première fois, il y a une volonté politique d’imposer des sanctions à Facebook".

438 exemples de posts ou commentaires haineux

La plainte se base sur des centaines d'exemples de remarques haineuses, racistes, qui ont été signalés pas supprimés pour autant. Contacté, un porte-parole du plus grand réseau social n'a pas souhaité commenter l'enquête mais a déclaré qu'"Il n’y a pas eu de violation de la loi allemande par Facebook ou ses employés". Tout en assurant garantir le combat contre les propos haineux.

En septembre de l'année dernière, la chancelière allemande avait rencontré le fondateur de Facebook. Et ce problème, elle l'avait déjà évoqué : "Quand des gens incitent à la haine raciale sur les réseaux sociaux en utilisant leur vrai nom, ce n’est pas seulement l’Etat qui doit réagir. Facebook, en tant que société, devrait faire quelque chose contre de tels propos".

Crédits photos : Facebook

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