Alain Juppé tacle Donald Trump et Vladimir Poutine

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Politique Alain Juppé sur Europe 1 le 17 octobre 2016
Alain Juppé sur Europe 1 le 17 octobre 2016

Lundi, le maire de Bordeaux Alain Juppé a semblé désigner un danger républicain aux États-Unis en la personne de Donald Trump, et d'avoir également déclaré que sur la question de l'engagement contre le terrorisme, Vladimir Poutine "n'a pas de conseils à nous donner".

Les récentes affaires ayant secoué Donald Trump aux États-Unis semblent vouloir faire pencher la balance de côté d'Hillary Clinton dans la course à l'investiture américaine. Une préférence qui ne semble pas être celle de la leader du Front national (FN) Marine Le Pen, qui pressent ainsi un danger en cas de victoire de la démocrate.

Lundi matin au micro de nos confrères d'Europe 1, le candidat à la primaire de la droite et du centre Alain Juppé n'a pas semblé témoigner du même sentiment : "Je me demande si le danger ne vient pas plutôt du côté républicain aux États-Unis. Je ne vote pas aux États-Unis, ça ne vous a pas échappé, mais quand j’entends M. Trump, quand je vois son ignorance à la fois de l’état du monde, quand je vois le jugement qu’il porte sur l’Europe et sur la France, j’appelle mes amis américains à bien réfléchir à ce qu’ils vont faire."

Terrorisme : "Poutine n'a pas de conseils à nous donner" selon Juppé

La ville de Mossoul, en Irak, ayant été reprise par Daesh, une opération vient d'être lancée pour sa reconquête. Pour le maire de Bordeaux, celle-ci "est nécessaire. Notre adversaire, c’est Daesh, il faut le réduire et la France a raison de participer à la coalition internationale. La France doit s’engager".

Et si Vladimir Poutine appelle à une prudence à observer vis-à-vis des civils, Alain Juppé estime que le président russe n'est pas forcément bien placé pour émettre de telles recommandations : "La Russie, avec les avions de Bachar el-Assad, écrase la population d’Alep. M. Poutine n’a pas de conseils à nous donner en la matière. On ne peut pas ne pas parler avec un pays comme la Russie. Le dialogue est nécessaire, mais on peut dire ce qu’on pense, de façon forte."

Chirac, "presque un père pour moi"

Le candidat de la primaire a également eu quelques mots pour l'ancien président Jacques Chirac, sorti de l'hôpital depuis peu : "C’est plutôt rassurant. Je m’en réjouis", se voyant comme "son disciple en tout cas. Nous avons eu une relation extrêmement forte, que je définirai comme presque filiale, c’est presque un père pour moi. J’ai pour Jacques Chirac de l’affection, de l’admiration, du respect. J’ai toujours eu de la fascination pour la culture qu’il dissimulait un peu."

Crédits photos : capture d'écran Dailymotion

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