Air France s'inquiète du nombre de ses employés radicalisés

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France Un avion d'Air France sur le tarmac de l'aéroport Marseill-Provence le 5 octobre 2015 à Marignane
Un avion d'Air France sur le tarmac de l'aéroport Marseill-Provence le 5 octobre 2015 à Marignane

Air France et les services de renseignement travaillent main dans la main afin d’identifier les salariés radicalisés de la compagnie après une série d’actes malveillants sur des avions.

Dans le contexte actuel, les révélations du Canard Enchaîné peuvent faire froid dans le dos. Selon le magazine satirique, la compagnie aérienne Air France s’inquiéterait du nombre d’employés radicalisés qu’elle compte dans ses rangs.

L’entreprise collabore de manière active avec les services de renseignement après une multiplication des incidents survenus avant le départ de certains avions.

De nombreux actes malveillants

Selon un agent du renseignement cité par Le Canard Enchaîné, Air France aurait remarqué des anomalies qui pourraient faire craindre des tentatives de sabotage. Des commandants de bord auraient par exemple récemment remarqué que le moteur relais de leurs avions (qui sert à contrôler les réacteurs depuis le poste de contrôle) avait été mis hors service. Un incident qui s’est répété à plusieurs reprises.

Fort heureusement, l’avarie a été signalée à chaque fois par une alarme lors de la CheckList, ce qui a empêché les avions de décoller.

Des salariés identifiés

Selon Le Canard Enchaîné, l’auteur de ces sabotages a été identifié. Il s’agit d’un employé de la compagnie converti à l’islam qui a quitté la France au moment où il a su qu’on le soupçonnait. Il vivrait aujourd’hui au Yémen.

Deux autres salariés, amis du fugitif, ont également été soupçonnés d’avoir saboté des toboggans d’évacuation. Faute de preuve, ils n’ont pas été licenciés, mais mutés à des postes moins exposés.

La compagnie a également déposé une plainte après que 40 avions aient été tagués avec l’inscription « Allah Akbar ». Les services de renseignement travaillent activement à renforcer la sécurité et identifier les employés qui pourraient poser problème. Une tâche rendue difficile par le nombre de sous-traitants qui travaillent pour la compagnie. Ces derniers mois 73 badges d’accès ont été retirés à des employés par le préfet chargé de la sécurité de la zone aéroportuaire.

Crédits photos : © AFP/Archives BORIS HORVAT

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