Agent de sécurité tué en Belgique : la piste terroriste démentie

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Centrale nucléaire (photo d'illustration)

Jeudi soir en Belgique, un agent de sécurité officiant dans le nucléaire a été tué à son domicile. Le parquet de Charleroi a depuis démenti la piste terroriste, un peu moins d'une semaine après les attentats de Bruxelles.

S'il a été confirmé que cet agent de sécurité, qui travaillait sur un site actif en médecine nucléaire à Froidchapelle (Belgique), a été victime d'un meurtre à son domicile, les circonstances précises de son décès restent à être établies. On sait pour l'heure que son chien et lui ont été abattus de plusieurs balles.

La disparition de cet homme, qui nous est également présenté par nos confrères du Figaro comme un patrouilleur de l'Institut des radios-éléments de Fleurus, n'a pas manqué de susciter la crainte des médias belges. Lesquels ont ainsi supposé un lien avec les attentats de Bruxelles du 22 mars dernier.

Belgique : un agent de sécurité et son chien tués par balles

Samedi, le parquet de Charleroi a rapporté à l'agence de presse Belga que la piste terroriste a été formellement écartée, en plus de démentir le vol d'un badge d'accès de centrale nucléaire. Le meurtre de l'agent de sécurité pourrait découler, selon les enquêteurs, d'un cambriolage qui aurait mal tourné.

Est également évoquée l'hypothèse d'un crime aux motivations privées. On apprend par ailleurs que le juge d'instruction spécialisé dans les matières terroristes n'a pas été saisi dans cet affaire.

Une possibilité d'attentats commis grâce à Internet ?

Gilles de Kerchove, coordinateur de l'Union européenne pour la lutte contre le terrorisme qui s'exprimait auprès du quotidien La Libre Belgique, a clairement fait savoir qu'à plus ou moins long terme, des attentats pourraient être commis via un recours à la toile virtuelle : "Je ne serais pas étonné qu'avant cinq ans, il y ait des tentatives d'utiliser l'internet pour commettre des attentats", principalement par une prise de contrôle du "centre de gestion d'une centrale nucléaire, d'un centre de contrôle aérien ou l'aiguillage des chemins de fer".

Et M. de Kerchove d'apparaître quelque peu pessimiste quant à une possible implication de l'organisation terroriste Daesh dans ce type d'offensive redoutée : "A un moment donné, il y aura bien un gars [de Daesh] avec un doctorat en technologie de l'information qui sera capable d'entrer dans un système".

Crédits photos : Petr Louzensky/Shutterstock

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