Affaire Tapie : Christine Lagarde dit avoir "agi avec bonne foi"

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Politique La directrice du FMI, Christine Lagarde.
La directrice du FMI, Christine Lagarde.

La directrice du FMI Christine Lagarde a déclaré jeudi avoir "toujours agi de bonne foi et en accord avec la loi" dans l'affaire Tapie, alors que le rejet de son pourvoi en cassation a récemment été évoqué par l'avocat général.

L'affaire Tapie est un dossier de longue date n'ayant toujours pas été refermé. Impliquée pour sa négligence présumée dans le cadre d'une procédure d'arbitrage, la directrice du FMI (Fonds monétaire international) Christine Lagarde a fait savoir jeudi n'avoir jamais fait preuve de malveillance dans la gestion de cette affaire.

Dans un entretien exclusif accordé à l'AFP à Washington, elle a ainsi déclaré : "J'ai toujours agi de bonne foi et en accord avec la loi et j'ai toujours eu l'intérêt public en tête". Mme Lagarde est concernée dans ce dossier de par sa décision, lorsqu'elle était au ministère de l'Économie, de recourir à un arbitrage pour régler le différend opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais.

Lagarde sur l'affaire Tapie : pas de raison de "douter " des juges arbitres

Depuis, cet arbitrage, finalement favorable à l'homme d'affaires, a été annulé, et Bertrand Tapie d'avoir été mis en examen pour escroquerie en bande organisée de même que cinq autres personnes. Parmi elles, Pierre Estoup, l'un des trois juges-arbitres.

Selon cette dernière, rien ne pouvait lui faire mettre en doute la crédibilité de ce juge : "Ce n'était pas dans mes compétences de sélectionner les juges arbitres, d'enquêter sur leur passé et leurs antécédents et je n'avais aucune raison, étant donné leur réputation, de douter de leur probité et de leur honnêteté".

La directrice du FMI préparée à "exposer" des arguments

Dans le cas de figure où la Cour de cassation rendrait un verdict semblable au souhait de l'avocat général, Christine Lagarde serait alors rappelée à comparaître devant la Cour de justice de la République (CJR). Une probabilité que la directrice du FMI n'exclut pas, en affirmant d'ailleurs qu'elle exposera "clairement" les arguments mentionnés à l'AFP si jamais son renvoi en procès devrait intervenir. La décision de la cour est attendue pour le 22 juillet prochain.

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