Affaire Bygmalion : Jérôme Lavrilleux mis en examen par les juges

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France
Jérôme Lavrilleux au parlement européen le 21 octobre 2014 à Strasbourg

Ce lundi et dans le cadre de l'affaire Bygmalion, Jérôme Lavrilleux était présent au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris pour être entendu par les juges. Il est impliqué dans l'enquête sur le financement illégal de la campagne de Sarkozy.

On apprend que le député européen Jérôme Lavrilleux s'est rendu ce lundi matin au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris afin d'être entendu par les juges. Accompagné par l'un de ses avocats, l'homme est impliqué dans une enquête ouverte pour faux, abus de confiance, escroquerie et financement illégal de campagne électorale.

Présenté comme l'une des pièces maîtresses de l'affaire Bygmalion, Jérôme Lavrilleux pourrait être mis en examen ou bien être placé sous le statut de témoin assisté, selon ce que décideront les juges d'instruction. Nos confrères de Var-Matin rappellent que c'est lors d'une apparition télévisée datée du 26 mai 2014 que l'ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé avait participé à la mise en lumière du scandale.

Jérôme Lavrilleux : pas de déclaration pour de l'affaire Bygmalion

Jérôme Lavrilleux avait ainsi emboîté le pas de l'avocat de Bygmalion en affirmant l'existence d'un système de fausses factures destiné à couvrir, via l'UMP, des dépenses de meetings de la campagne présidentielle. Un système qui a pourtant montré ses limites puisqu'il était apparemment censé ne pas faire franchir au compte de la campagne les limites autorisées (22,5 millions d'euros).

Déjà dix mises en examen dans le dossier

En cas de mise en examen, celui qui fut également le directeur-adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012 rejoindrait ainsi neuf autres personnes dans le cadre de l'affaire Bygmalion. Incluant quatre ex-dirigeants de la société, trois anciens cadres de l'UMP dont l'ex-directeur général Éric Cesari ainsi que trois anciens responsables de la campagne (le directeur Guillaume Lambert et le trésorier et député UMP Philippe Briand). Son immunité parlementaire ayant été levée le 19 mai dernier, Jérôme Lavrilleux peut désormais être soumis à une garde à vue ou un contrôle judiciaire.

Crédits photos : © AFP Patrick Hertzog

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