Affaire Bygmalion : Copé estime que son innocence totale est confirmée

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France Jean-François Copé lors d'un session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 26 janvier 2016
Jean-François Copé lors d'un session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 26 janvier 2016

Alors que l’affaire des comptes de campagne de Sarkozy a repris le devant de la scène, Jean-François Copé se déclare innocenté et s’en prend aux autres candidats de la primaire de la droite.

Alors que le parquet de Paris a, hier, demandé un procès pour quatorze personnes mises en examen pour l’affaire Bygmalion, dont Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé, invité par nos confrères de « BFMTV », s’est de son côté déclaré totalement innocent et en a profité pour tirer à boulets rouges sur les autres candidats à la primaire de la droite pour les élections présidentielles.

Une affaire Bygmalion devenue affaire des comptes de campagne de Sarkozy

En février 2014, Jean-François Copé était au cœur du scandale Bygmalion et accusé d’avoir grandement favorisé la société de communication Bygmalion dirigée par deux de ses proches. Contraint de démissionner du poste de président de l’UMP (devenu depuis Les Républicains), il se défend et est finalement blanchi deux ans plus tard. L’affaire Bygmalion devient alors l’affaire des comptes de campagne de Sarkozy et démontre l’important dérapage de ceux-ci et la double comptabilité mise en place pour cacher l’ampleur de la fraude. Nicolas Sarkozy et treize autres personnes sont alors mises en cause et le parquet de Paris a demandé, hier, la tenue d’un procès.

Le nom de Jean-François Copé ne figurant pas dans la liste des personnes susceptibles d’être renvoyées devant le tribunal, celui-ci en a profité pour déclarer : « Cela vient confirmer une nouvelle fois mon innocence totale dans cette affaire ». L’ancien président de l’UMP a insisté sur son absence dans la liste : « Aujourd'hui, c'est une nouvelle fois redit : que je ne suis plus concerné par cette affaire, que je ne suis pas mis en cause, que je suis innocenté, et vous l'avez donc vu, je ne suis pas dans la liste des personnes qui seraient susceptibles d'être renvoyées devant un tribunal correctionnel » avant de tirer à boulets rouges sur ses principaux adversaires à la primaire de la droite.

Jean-François Copé lance des piques cinglantes

L’ancien suspect numéro un dans l’affaire Bygmalion rappelle qu’il était, à ce moment là, le « coupable idéal dans cette affaire, qui à l'époque s'appelait l'affaire Bygmalion» avant d’ajouter que « Maintenant c'est plutôt l'affaire des comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy ». L’ancien président de l’UMP assure que « Si j'avais été mis en examen, je n'aurais jamais été candidat à la primaire » ajoutant que le choix de Nicolas Sarkozy de se présenter tout de même de nouveau au poste de chef de l’Etat était une : « décision personnelle ».

Jean-François Copé en a profité aussi pour égratigner les autres principaux candidats à la primaire de la droite estimant que la mise en cause de Nicolas Sarkozy par François Fillon lorsqu’il déclarait « Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ? » était à la fois « inélégante » et « pas convenable ». Monsieur Copé a par ailleurs moqué le « code de bonne conduite » souhaité par Alain Juppé en demandant : « jusqu'à quand le bal de l'hypocrisie ? » soulignant que les candidats Les Républicains « s'envoient les uns et les autres des noms d'oiseaux à un niveau tellement élevé qu'on ne voit même plus la taille des oiseaux ».

Crédits photos : © AFP/Archives THOMAS SAMSON

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