Actes antimusulmans : en sensible recul entre janvier et septembre 2016

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Société La grande mosquée de Paris. Image d'illustration.
La grande mosquée de Paris. Image d'illustration.

L'Observatoire national contre l'islamophobie vient de révéler que les actes antimusulmans sont en baisse sur les neuf premiers mois de l'année par rapport à la même période en 2015.

2015 aura été l'année record des actes antimusulmans en France, un constat trouvant son origine dans les attentats survenus en janvier contre Charlie Hebdo et l'Hyper Casher de Vincennes. L'Observatoire national contre l'islamophobie avait communiqué le chiffre de 429 actions ou menaces relevées contre les musulmans en 2015.

Et l'on a appris jeudi, par ce même observatoire, que les actes à caractère islamophobe observés entre janvier et septembre 2016 ont été moins nombreux que l'an passé sur la même période. Dans le détail, rapporté par nos confrères du Figaro, plus ou moins 149 faits de ce genre ont été enregistrés sur les neuf premiers mois de cette année, contre 323 en 2015 (-53,9%).

2016 : déjà plus de 50% d'actes musulmans en moins

Pour obtenir ces chiffres, l'Observatoire national contre l'islamophobie, rattaché au Conseil français du culte musulman (CFCM), s'est servi de ses propres données qu'il a confronté aux plaintes et mains courantes dont a eu connaissance le ministère de l'Intérieur.

Des actes qui comprennent à la fois des actions, telles que des agressions envers des personnes religieuses ou des lieux de culte, et des menaces comme des courriers d'injures.

Islamophobie : en "forte progression" via la "cyber-haine"

La France n'a cependant pas été épargnée par les attentats terroristes en 2016,  et l'observatoire de parler d'une augmentation, sur la toile, de la haine contre l'islam qui n'a pas faibli depuis le drame de Nice : "En revanche, l'islamophobie, via la cyber-haine reste en forte progression depuis l'attentat du 14 juillet à Nice".

Dans son communiqué, le président de l'Observatoire national contre l'islamophobie Abdallah Zekri déplore cette situation : "Ces appels de haine qui fleurissent sur la toile risquent de mettre en cause la cohésion nationale, ce que souhaite Daesh et certains hommes politiques qui tiennent des discours irresponsables". Et M. Zekri d'appeler "à la condamnation sans équivoque des actes barbares et criminels à l'égard de nos coreligionnaires".

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