Absence de femmes à la primaire de la droite : NKM tacle Le Maire

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Politique Nathalie Kosciusko-Morizet
Nathalie Kosciusko-Morizet

Mercredi matin, la candidate à la primaire de la droite Nathalie Kosciusko-Morizet est revenue sur les propos tenus la veille par Bruno Le Maire sur l'"échec" que constituerait, aux yeux de ce dernier, l'absence de femmes au scrutin.

À encore de nombreux mois de la primaire de la droite, prévue donc pour se tenir en deux temps en novembre prochain, l'un des candidats au scrutin, le député Les Républicains (LR) de l'Eure Bruno Le Maire, redoute la possible absence de femmes à cette élection.

Mardi soir sur Public Sénat, il aura ainsi déclaré à ce sujet : "Pour ma famille politique, n'avoir aucune femme à la primaire serait un vrai constat d'échec". Des paroles qui, pour Nathalie Kosciusko-Morizet, également candidate à la primaire, ont semblé sonner bien creux.

NKM sur les propos de Le Maire : "quinze ans que j'entends ça"

C'est ce que la députée LR de l'Essonne a en effet fortement laissé entendre ce mercredi matin sur l'antenne de France 2 : "Ça se présente sous un jour sympathique mais je pense que son père, son grand-père et son arrière grand-père disaient la même chose".

Et d'ajouter : "C'est l'argument qu'on utilise toujours à l'égard des femmes en politique: 'ce serait tellement formidable... Oh, ça c'est ballot, le système est fermé, vraiment c'est dommage'. [...] Ça fait quinze ans que je fais de la politique et quinze ans que j'entends ça [et] ça n'est d'aucun effet".

Parrainages pour la primaire : à "la moitié du chemin"

Quant à sa propre participation à la primaire de novembre, et en particulier au niveau des parrainages à récolter, Nathalie Kosciusko-Morizet a indiqué se trouver à "la moitié du chemin". En rappelant qu'il est nécessaire d'obtenir le soutien ici de 2.500 adhérents LR et de 250 élus incluant vingt parlementaires.

La députée a enfin déploré que son parti délivre aussi peu d'informations sur cette primaire, reprochant ainsi à son chef Nicolas Sarkozy d'entretenir "une ambiguïté sur la question de savoir si cette primaire ouverte doit être vraiment ouverte". Un Nicolas Sarkozy dont on ignore d'ailleurs toujours s'il compte, oui ou non, prendre part au scrutin.

Crédits photos : Sipa/nouvel obs

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