À 78 ans, elle se rend à sa première rave party !

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Insolite Des participants au Teknival, festival de musique techno, le 1er mai 2015 près de Cambrai
Des participants au Teknival, festival de musique techno, le 1er mai 2015 près de Cambrai

Une correspondante régionale de La République du Centre a vécu sa première rave party à 78 ans. Une expérience qui la marquera profondément.

Il n’y a pas d’âge pour faire des découvertes et ça, Renée Bourgeois peut vous le dire ! Cette correspondante de presse pour le quotidien régional La République du Centre a en effet décidé de couvrir la rave party qui se déroulait le week-end des 9 et 10 avril, au bord de l’autoroute A77, à  Ousson-sur-Loire.

De quoi découvrir un monde qui souffre bien souvent de nombreux clichés avec des yeux nouveaux.

Première rave party à 78 ans

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le récit de Renée Bourgeois est plus que rafraîchissant. Première difficulté, trouver le lieu où se déroule la fête. Elle raconte « Où exactement ? Je ne sais pas. Plusieurs appels téléphoniques auprès d’élus d’Ousson ne m’apprennent rien de plus si ce n’est un éventuel endroit dans les bois où je me perds [...] Après quelques kilomètres, je trouve un tas de voitures garées sur les deux côtés de la route, je me gare et descends de voiture, chaussée de ballerines, sac en bandoulière et appareil photo. Dans un tel endroit, je détonne ».

Passé cette première étape, Renée découvre alors son environnement fait de jeunes gens qui dorment dans les voitures, y mangent ou boivent, la mine très fatiguée. Environ 300 personnes sont rassemblées pour l’évènement. Premier contact avec les participants à la fête, une jeune fille qui lui dit qu’elle n’a pas les chaussures adéquates et lui prête une paire de bottes.

De la drogue et beaucoup d’humanité

La reporter est alors accompagnée vers le « dancefloor » par une petite troupe. Elle s’étonne d’un « merveilleux accueil, quelle prévenance pour m’aider à traverser, boue, fossés, ronces. Toujours un jeune pour me tendre la main, me rattraper pour que je ne chute pas. » Pendant le trajet, elle tente d’en savoir plus sur ses compagnons de fête et se rend compte que leurs perspectives d’avenir restent souvent très floues.

Après quelques photos, Renée repart avec une vision très différente des rave party.  « J’avais des idées préconçues sur les rave-party. C’est vrai que de la drogue circule, que l’on y boit de l’alcool… Mais je rencontre de la part de ces jeunes beaucoup d’humanité. » Elle dit même avoir eu honte d’elle même lorsque « Sac en bandoulière avec argent, papiers, chéquier, carte bleue… J’avoue avoir pensé un moment à ce qui aurait pu m’arriver si quelqu’un avait eu des idées malhonnêtes. J’ai honte, car ils sont tous formidables. » Elle laissera même ses clés de voiture à un jeune pour qu'il lui replace dans le sens de la marche, le chemin étant difficilement praticable.

Elle repartira comme elle est venue, accompagnée de toute la bienveillance de ses hôtes d’un jour et une farandole de coups de klaxon.

Crédits photos : © AFP DENIS CHARLET

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