8000 séropositifs ne pourront bientôt plus être soignés en Ukraine

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International Des soldats ukrainiens près de la ville de Soledar, en Ukraine, le 27 février 2015
Des soldats ukrainiens près de la ville de Soledar, en Ukraine, le 27 février 2015

8.000 séropositifs ukrainiens risquent d’être confrontés à une importante pénurie de médicaments dans un mois en raison du blocus frappant l’est du pays.

Chaque conflit armé a des conséquences évidentes sur les populations des territoires concernés. Mais d’autres problématiques moins connues comme l’accès aux médicaments font partie des problèmes à gérer par les ONG.

Le conflit qui se déroule actuellement entre proRusses et Ukrainiens à l’est de l’Ukraine pourrait bien priver 8000 personnes séropositives de traitements, car les stocks s’amenuisent dangereusement.

Ruptures des stocks de traitement contre le VIH

C’est l’Organisation des Nations Unies (ONU) en personne qui alerte sur la situation sanitaire à l’est de l’Ukraine. Dans un communiqué, l’organisation internationale précise que près de 8000 personnes atteintes du virus du Sida pourraient bientôt être privées de médicaments.

La situation est alarmante, car les stocks restants peuvent à peine couvrir les besoins en traitement pour un mois. Si le blocus économique organisé par Kiev vers les régions du Donbass, et les Républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Lougansk n’est pas levé rapidement, la situation pourrait très vite s’aggraver dans l’Est du pays.

Traitements bloqués par les combats

Selon une porte-parole de l’ONU, les traitements ont déjà été payés et sont prêts à être distribués par Médecins Sans Frontières. Mais les traitements antirétroviraux seraient bloqués aux postes de contrôle tenus par les rebelles prorusses ou par l’armée régulière ukrainienne.

Selon les derniers chiffres l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Ukraine est le pays d’Europe où l’épidémie de VIH est la plus importante. Début 2014, 234 000 séropositifs de plus de 15 ans étaient recensés dans le pays. Il ne reste donc plus que quelques semaines aux autorités ukrainiennes et aux ONG pour trouver une solution d’acheminement de ces traitements avant que la situation ne s’aggrave.

Crédits photos : © AFP Anatolii Stepanov

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