8 touristes mexicains tués par erreur, l'agence touristique en cause

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International Des soldats de l'armée égyptienne. Image d'illustration.
Des soldats de l'armée égyptienne. Image d'illustration.

En septembre dernier, l'armée égyptienne avait bombardé un véhicule avec 8 touristes mexicains à son bord et 4 accompagnateurs. L'enquête révèle que l'agence de voyage a commis une erreur fatale.

Le 13 septembre, une agence de voyage égyptienne emmène 8 touristes mexicains dans le désert occidental, particulièrement prisé par les touristes, à 250 kilomètres au sud-ouest de la capitale. Alors qu'ils s'étaient arrêtés pour déjeuner, un bombardement de l'armée égyptienne les a pris pour cibles tuant huit touristes mexicains, quatre accompagnateurs égyptiens et blessant six autres touristes mexicains. Une enquête, à la demande des autorités mexicaines, avait alors été diligentée sur cette bavure de l'armée égyptienne.

Responsabilité de l'agence de voyage

Peu après le drame, Sameh Choukry, le ministre égyptien des affaires étrangères avait exigé une "enquête approfondie et transparente". Compte tenu de la sensibilité des faits, le parquet avait demandé aux journaux de ne rien publier sur l'affaire tant que l'investigation ne serait pas achevée. Selon les premières conclusions de l'enquête, jusque-là tenues secrète, l'agence de voyage aurait envoyé les touristes avec leurs guides dans une "zone interdite" par l'armée égyptienne.

L'armée, les ayant confondus avec un groupe de djihadistes, les auraient bombardés depuis un hélicoptère et des avions, détruisant le véhicule et tuant douze personnes et laissant six blessés. Les six mexicains blessés avaient pu être rapatriés au Mexique quelques jours plus tard.

Tués par erreur par l'armée égyptienne

Le gouvernement égyptien a admis que l'armée avait tué les touristes et leurs guides "par erreur" alors qu'elle recherchait des terroristes dans cette portion du désert.

Hier, Claudia Ruiz Massieu, la ministre mexicaine des affaires étrangères, a indiqué, après le rapport sur l'enquête, que "les autorités administratives et l'agence de voyage auraient dû avoir davantage de précisions sur les autorisations et qu'ils seraient donc éventuellement responsables". Ella a par ailleurs précisé que "l'enquête était sur le point de s'achever".

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