Etats-Unis : le Congrès rejette le plan anti-CO2 d'Obama

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International Une centrale thermique.
Une centrale thermique.

Pendant que se tient à Paris la COP21, le Congrès des Etats-Unis à majorité républicaine, a choisi d'annuler la plan anti-CO2 du président Obama.

Lundi, le Congrès des Etats-Unis a annulé les réglementations anti-carbone que l'administration Obama appelait de ses voeux. Par 242 voix contre 180, les représentants ont donc rejeté ce plan ambitieux, mais ce vote restera symbolique car Barack Obama avait de toute façon annoncé qu'il userait de son droit de veto.

Qu'est-ce que le Clean Power Plan ?

Le Clean Power Plan ainsi annulé a pour but de restreindre, et c'est une première dans l'histoire du pays, les rejets de dioxyde de CO2 par les centrales thermiques déjà en place. Cette réduction porte sur 32% de leur total, et à l'horizon 2030. A l'intérieur du pays, les Etats étaient libres des moyens entrepris pour réussir le pari.

Mais ce qui a été rejeté par ce vote, ce sont aussi les émissions de dioxyde de carbone prévues à l'échelle des centrales qui ne sont pas encore sorties de terre (235 voix contre 188).

Obama : un veto inutile ?

Désormais, le président a les cartes en mains. Ou plutôt une seule carte, celle du veto. Mais une fois celui-ci opposé, que restera-t-il du Clean Power Plan si les Républicains venaient à reconquérir la Maison-Blanche ?

Ed Whitfield, représentant de l'Etat du Kentucky, précise pourquoi le vote est tombé en plein pendant le déroulement de la COP21 : c'était "afin que le monde sache qu’aux Etats-Unis, un désaccord existe concernant l’abus de pouvoir extrême du président". Chez les Républicains, on est si farouchement contre tout changement que Jeb Bush, candidat à la fonction suprême, a affirmé qu'en tant que président, il n'aurait pas fait le déplacement à Paris.

Même chose en ce qui concerne l'aide aux pays émergents pour la transition énergétique. Barack Obama a promis d'y consacrer 3 milliards de dollars, mais le député Griffith, l'un des élus en charge de voter le budget fédéral en décembre, a aussi prévenu : "Les pays émergents ne devraient pas croire Barack Obama quand il leur promet des milliards de dollars. L’argent ne sera pas forcément au rendez-vous".

Crédits photos : Shutterstock.com

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