220 Françaises sont parties faire le djihad en Irak et en Syrie

Par , publié le
France Le logo de l'Etat Islamique
Le logo de l'Etat Islamique

Les femmes françaises sont de plus en plus nombreuses à rejoindre de Djihad en Irak ou en Syrie.

Le phénomène inquiète de plus en plus les autorités. Selon un rapport des services de renseignements consulté par nos confrères de France Inter, les femmes françaises sont de plus en plus nombreuses à partir gonfler les rangs de l’État Islamique en Irak et en Syrie. Une tendance qui ne semble pas prête à s’inverser.

220 Françaises ont rejoint les rangs de Daesh

Selon le dernier recensement des services de renseignement, en décembre 2015, 220 femmes françaises se trouvaient en Irak et en Syrie pour soutenir l’État Islamique sur un total de 600 Français ayant rejoint Daesh. Les femmes françaises représentent désormais 35 % du nombre total de Français au sein de l’EI contre 10 % en 2013.

Le rapport indique également que près d’un tiers des femmes françaises qui sont parties en Irak et en Syrie sont des femmes qui se sont converties à l’Islam. La part des convertis est deux fois moins importante chez les hommes partant faire le Djihad.

Pas des combattantes

Dans la majeure partie des cas, les femmes qui rejoignent l’Irak ou la Syrie ne prennent pas les armes pour combattre. Elles sont mariées à des combattants dès leur arrivée dans le but de faire des enfants et renouveler les générations de djihadistes. De nombreuses femmes rejoignent également leur mari déjà présent sur les lieux.

Daesh utilise également certaines femmes dans des brigades policières chargées de faire appliquer la charia. Ces dernières ont pour mission de contrôler l’identité des femmes se cachant sous les burqas, mais également que ces dernières respectent bien les règles propres à la charia (burqua assez large, mains cachées par des gants, pas de vernis à ongles...). Si tel n’est pas le cas, ces femmes policières peuvent dresser des contraventions et n’hésitent pas se montrer violentes envers les contrevenantes.

Crédits photos : Michael Wick/Shutterstock

Partager cet article

Pour en savoir plus