14 juillet: François Hollande veut s'imposer comme protecteur

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France
Le président français François Hollande à l'Elysée le 2 juin 2015

Pour ce jour de fête nationale, François Hollande veut s'imposer en chef d'Etat protecteur, multipliant les symboles face aux craintes liées au terrorisme et à celles générées par la crise en Europe.

Ces six derniers mois ont vu la montée du terrorisme en France avec les attentats, ainsi que des craintes face à la crise grecque. C'est donc tout naturellement que François Hollande endossera le costume de chef d'Etat protecteur en ce jour de fête nationale le 14 juillet. Selon l'Elysée : "l’objectif est de montrer aux Français que nous agissons au quotidien pour les protéger".

Une journée chargée de symboles sur la sécurité

Pour la première fois, le RAID, le GIGN et la BRI descendront l'avenue des Champs Elysées ainsi que les soldats de l'opération Sentinelle qui avaient été déployés le lendemain des attentats du mois de janvier. Les mots du président après le défilé devraient être eux aussi teintés de sécurité et de tonalités régaliennes avec beaucoup de sobriété. Les journalistes Claire Chazal et David Pujadas auront l'honneur d'interviewer le chef de l'Etat pendant 45 minutes.

Les sujets internationaux à l'honneur

Crise grecque oblige, les questions internationales devraient avoir une large place notamment face à la crise sans précédent que traverse l'Europe et la peur de voir la Grèce sortir de la zone euro avec les conséquences imprévisibles que cela pourrait avoir. L'économie et la politique nationale sera abordée plus tardivement ainsi que la question des migrants, de la fiscalité et de la controversée loi Macron. Beaucoup de sujets sur lesquels le président devra trouver les mots pour rassurer.

La journée présidentielle se terminera dans la nuit avec la maire de Paris Anne Hidalgo pour assister au traditionnel feu d'artifice offert par la municipalité. Peu de chances cependant que la sobriété de la journée et le costume de chef de l'Etat protecteur et rassurant modifie beaucoup la popularité toujours aussi faible du président à 22 mois de la fin de son mandat.

Crédits photos : © AFP Alain Jocard

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