10 % des personnes tatouées souffrent de réactions cutanées

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Santé tatouage

Une équipe de chercheurs du New York University Langone Medical Center a mené une étude permettant de déceler que 10 % des personnes tatouées développaient des réactions cutanées.

L’essentiel lorsque l’on se fait tatouer, c’est de ne pas regretter sa décision. Et les doutes peuvent vite survenir, notamment lorsque le tatouage en question engendre une réaction cutanée parfois très désagréable. Un problème qui toucherait d’ailleurs beaucoup d’adeptes du tatouage puisque selon une étude des chercheurs du New York University Langone Medical Center, 10 % de personnes tatouées affirment avoir souffert d’une réaction après être passées chez le tatoueur.

Réactions cutanées pendant plusieurs mois

Selon le sondage, réalisé auprès de 300 New Yorkais (une ville dont 6 % de la population est tatouée) et publié dans la revue Contact Dermatitis, 10,3 % des personnes interrogées affirment avoir été victimes de cicatrices, d’allergies ou encore des rougeurs après la réalisation d’un tatouage.

4 % des tatoués qui ont participé à l’étude précisent avoir constaté des réactions très importantes dont les effets secondaires se sont prolongés pendant plus de quatre mois. Un problème qui trouve souvent sa source dans les couleurs utilisées pour les tatouages.

Les encres rouges et noires posent problème

D’après les chercheurs responsables de l’étude, les encres rouges et noires sont celles qui engendrent le plus de réactions cutanées avec 44 % pour les zones tatouées en rouge et 25 % pour les zones tatouées en noir.

De plus en plus répandue, la pratique du tatouage est dans le viseur des dermatologues depuis quelques années. En France, cet art est très réglementée et depuis 2008, les tatoueurs doivent suivre une formation obligatoire dispensée par un organisme habilité. De plus, le Syndicat national des dermatologues avait tenté d’interdire les encres de couleur dans les tatouages en 2013 . Ces dernières contiendraient des « produits cancérigènes » que le syndicat juge responsables de « démangeaisons » et « allergies » dans certains cas.

Crédits photos : guillaume "oMeChaNical"

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